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Construire un mur de soutènement

Si le terrain de votre maison est en pente, la construction d’un mur de soutènement peut se révéler incontournable. Ce système vous permettra en effet d’éviter les glissements de terrain si vous souhaitez aménager une terrasse, un massif horizontal ou un garage enterré. Comment construire un mur de soutènement ? Quelles sont les étapes ? Quel est le coût ? Vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans cet article !

 

Qu’est-ce qu’un mur de soutènement ?

 

Un mur de soutènement est un mur qui permet de gommer la pente de votre terrain, afin de créer deux étages distincts qui peuvent ainsi gagner en horizontalité. Le mur ou le muret de soutènement doivent être particulièrement résistants, car ils ont pour mission de supporter et retenir la poussée provenant du poids de la terre, du sable et de l’eau situés en haut. La qualité des fondations est par conséquent à ne pas négliger. Un mur de soutènement ne doit pas se résumer à des pierres empilées faisant office de clôture.

 

Etapes pour réussir la construction d’un mur de soutènement

 

comment construire un mur de soutènement

Un mur de soutènement doit être particulièrement solide. Pour atteindre cet objectif, aucune étape de réalisation ne doit être négligée, pas même celle du terrassement.


 

La construction d’un mur de soutènement se résume à trois étapes essentielles :

  • l’étude de sol,
  • la réalisation des fondations,
  • la réalisation du mur en fonction de la technique et des matériaux choisis.

 

L’étude du sol

Afin d’optimiser la solidité de votre mur, vous devez connaître la nature du sol de votre jardin. Un sol argileux imposera en effet de trouver des parades visant à compenser l’instabilité de la terre. Toujours dans le but de construire un mur de soutènement résistant, celui-ci ne doit pas dépasser 4 mètres de hauteur.

Bien qu’il existe différentes techniques d’analyse de sol qu’un simple particulier peut réaliser, il est recommandé de confier l’étude de sol à une entreprise spécialisée. Les géotechniciens et le bureau d’étude disposeront en effet du matériel adapté et l’expertise nécessaire pour :

  • analyser en détail la composition de votre sol ;
  • calculer la pression exercée par la terre et l’eau (poussée hydrostatique) sur le mur ;
  • identifier le type de construction idéal pour votre configuration, ainsi que ces dimensions optimales ;
  • déterminer le niveau de profondeur de la semelle en béton des fondations.

 

La réalisation des fondations hors gel

La solidité de la construction passe par l’existence de fondations profondes, que l’on appelle « hors gel ». La profondeur dépend bien entendu de la localisation du chantier. A proximité des côtes, 50 cm de profondeur suffiront. Dans une région montagneuse, prévoyez plutôt des fondations d’un mètre minimum.

Lorsque la profondeur est déterminée, vous n’avez plus qu’à passer au fond de fouille. Il s’agit de décaisser le talus et de creuser pour accueillir ensuite les fondations. Pour les couler, vous devez :

  • mettre en place un hérisson d’environ 10 cm ;
  • couler du béton sur environ 5 cm d’épaisseur ;
  • installer le ferraillage ;
  • remplir la fouille avec du béton;
  • laisser sécher au moins 48 h.

 

La réalisation du mur : la question du choix des matériaux

Chaque terrain est unique et votre mur doit y être parfaitement adapté. En fonction de la nature de votre sol, vous aurez le choix entre deux techniques de construction :

  • le mur auto-stable : Le mur a dans ce cas une forme de L ou encore de T renversé. La terre recouvre alors la partie dont la longueur est la plus réduite. Cette construction en parpaing ou en béton nécessite un certain savoir-faire, mais présente l’intérêt d’être peu onéreuse. Comptez entre 120 et 400 €/m² ;
  • le mur poids : Ce type de mur retient la pression par sa masse. Moins complexe à construire, car le problème de l’évacuation de l’eau et des risques de fissures ne se pose pas, il est toutefois plus coûteux. La construction d’un mur poids peut se faire en :
    • gabion : des cailloux emplissent des cages métalliques d’environ 2 m3 qui sont ensuite entassées les unes sur les autres. Comptez environ 250 €/m² pour un mur en gabions ;
    • rocher : talus en rochers. Comptez environ 200 €/m² ;
    • pierre sèche : talus en pierres naturelles. Comptez environ 300 €/m² ;
    • sac de sable et demi-cercle en béton : l’ensemble forme un mur végétalisé ;
    • terre armée : pour les sols en argile.

 

Les erreurs à éviter

 

En dehors du suivi scrupuleux des étapes de construction, vous devez également faire attention au drainage et éviter de réaliser le mur vous-même si vous n’en avez pas les compétences.

 

Ne pas prendre en compte le drainage

La solidité d’un mur de soutènement dépend bien entendu du matériau de construction, mais repose tout autant sur la qualité du drainage. L’eau doit en effet pouvoir s’évacuer correctement. Dans le cas contraire, elle risquera d’exercer une trop forte pression sur le mur, de le fissurer, voire de le briser. Deux cas de figure sont possibles :

  • pour un mur poids : Les matériaux utilisés (pierres, roches) sont naturellement drainants. L’eau s’évacue par conséquent sans problème et il n’est pas nécessaire de prévoir un système spécifique en complément ;
  • pour un mur auto-stable : le béton et le parpaing n’étant pas drainants, vous devrez prévoir la mise en place de barbacanes ou de drains.

 

Ne pas faire appel à un professionnel

Si vous avez les compétences requises pour réaliser un mur de soutènement vous-même, lancez-vous ! Dans le cas contraire, ou si vous préférez ne pas prendre de risques, confiez la construction du mur à un artisan maçon. Il saura effectuer les calculs nécessaires au bon positionnement du mur et le monter dans les règles de l’art.

Sachez que votre mur ne doit par exemple pas dépasser 4 mètres de hauteur et que le dénivelé doit être inférieur à 10 %. Il existe également des exigences en matière de charge d’exploitation maximale (175 déca Newton/m²) et des calculs stricts à effectuer pour connaître les dimensions optimales du mur. Une hauteur, une largeur ou un poids insuffisant pourraient compromettre la résistance de votre mur. En vous tournant vers un maçon professionnel, vous gagnerez par conséquent en tranquillité et votre mur en solidité et en durabilité.

 

Comment calculer le prix de votre mur de soutènement ?

 

Le prix de construction d’un mur de soutènement dépend de plusieurs facteurs :

  • la nature de votre terrain ;
  • le terrassement ;
  • la technique de construction ;
  • les matériaux utilisés ;
  • la complexité des travaux ;
  • les dimensions du mur de soutènement (hauteur, épaisseur, longueur) ;
  • l’existence d’un système de drainage ;
  • le coût de la réalisation par un professionnel.

 

Prix moyen d’une construction de mur de soutènement

 

Construire un muret de soutènement n’est pas une opération excessivement onéreuse. Vous devez toutefois prendre en compte plusieurs facteurs de prix, qui ne se résument pas au coût des matériaux.

 

Prix d’un mur de soutènement
Nature de l’opération Prix moyen
Mur de soutènement + système de drainage environ 250 €/m²
Terrassement environ 300 €/m3
Fondations entre 100 et 200 €/m3
Mur de soutènement en béton armé environ 250 €/m²
Mur de soutènement en béton préfabriqué environ 300 €/m²
Mur de soutènement en parpaing environ 120 €/m²
Mur de soutènement en gabion environ 250 €/m²
Mur de soutènement en roche environ 200 €/m²
Mur de soutènement en pierre sèche environ 300 €/m²
Drainage du mur environ 35 à 70 €/ml

 

Vous désirez connaître le montant précis de vos travaux ? Demandez un devis pour la construction d’un mur de soutènement. Vous saurez alors quel budget consacrer à votre projet.

Auteur: Éléonore

Brico Malin, alias Éléonore, est une rédactrice professionnelle et passionnée de bricolage qui intervient régulièrement sur Travauxbricolage. Brico Malin s’est toujours intéressée aux activités liées au bricolage et travaux. Curieuse de nature et très débrouillarde, elle a su développer un panel de compétence et une connaissance incroyable sur le monde des travaux, qui ferrait envie à tous les artisans du bâtiment. Rénovation et aménagement de la maison, travaux de gros œuvre, travaux d’aménagement intérieur ou extérieur, électricité, plomberie, isolation, maçonnerie, fenêtre ou encore rénovation de toiture, Brico Malin a étudié tous ces sujets et a eu l’occasion de se confronter à la plupart de ce type de travaux au cours de ses expériences.

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